Portrait d’entrepreneur : Philippine Dolbeau, fondatrice de New School

Photo Philippine Dolbeau (2)

– Qui êtes-vous et que faites-vous ?

Je m’appelle Philippine DOLBEAU, j’ai 16 ans, je suis en Première Littéraire dans un lycée parisien.

Consciente que le monde de l’Education a besoin d’un réel coup de neuf et ayant toujours eu envie de m’investir dans ce milieu, j’ai eu l’occasion de créer une mini-entreprise dans le cadre de mes cours de PFEG (Principes Fondamentaux de l’Economie et de la Gestion) l’année dernière en classe de Seconde.

J’avais pas mal d’idées, mais aucune dans laquelle je croyais vraiment… Et puis j’ai un jour vu ce reportage à la télévision : un enfant de 9 ans ayant été oublié dans les hangars de la compagnie de bus scolaires après s’être endormi dans son car sur la route de l’école, le 6 Octobre 2014, à Bordeaux. Parce que ses enseignants n’avaient pas fait l’appel, il est resté enfermé plus de 8 heures dans le véhicule, sans manger ni boire.

A partir de ce moment-là, c’est le déclic. Tout se bouscule dans ma tête, je réfléchis toute la nuit et l’idée naît le lendemain matin : Il faut créer un système d’appel électronique, sécurisé et simple d’utilisation. Pour un grand nombre de professeurs, faire l’appel est une corvée, ou quelque chose qu’ils trouvent inutile. Pour d’autres, c’est une façon de dire bonjour à leurs élèves, un rituel, quelque chose de normal. Il a donc fallu réaliser un sondage auprès des enseignants de mon établissement pour dessiner toutes les facettes de cette action, de faire l’appel.

Seriez-vous prêts à passer à un système d’appel électronique ? Combien de temps passez-vous à faire l’appel aujourd’hui ? Les pertes de cahiers d’appel, vous connaissez ? Etc…

Toutes ces questions sont également le pilier fondamental du projet New School. Grâce à celles-ci, j’ai pu en tirer une conclusion édifiante : Aujourd’hui, un professeur passe environ 28 heures par an à faire l’appel en classe, et 90% d’entre eux seraient prêts à passer à un système électronique.

Vous l’aurez compris, ce projet est là pour réduire le temps passé pour faire l’appel, mais a également un sens important que peu ont étudié aujourd’hui, la lutte contre l’absentéisme. Le but n’est pas de gagner de l’argent. Si le système marche, tant mieux, mais le but est de moderniser le monde de l’Education dans lequel je vis depuis de nombreuses années et d’améliorer la sécurité des élèves en ayant un système rapide qui permet de prévenir l’administration et les parents en cas d’absence.

– Pourquoi et comment êtes-vous devenu entrepreneur ?

Je suis devenue entrepreneure par grand hasard lors de mon année de seconde avec mes cours d’économie… Puis je me suis inscrite à un concours de jeunes entrepreneurs de moins de 15 ans, en mai 2015, que j’ai à ma grande surprise remporté… Apple me contacte ensuite 2 mois plus tard, et c’est à ce moment-là que j’ai décidé de monter officiellement la société.

– La vie d’entrepreneur c’est …

De l’imprévu, et une incroyable aventure humaine ! Finalement, j’ai un peu transgressé les codes « traditionnels », en montant ma boite si jeune. Mais c’est aussi ce qui donne un regard neuf et attentif sur la société d’aujourd’hui qui considère que plus rien n’est possible en France, alors que si, la jeunesse innove et se lance dans de nombreux projets qui mériteraient d’être mis sous le feu des projecteurs. Il faut de la détermination, de la motivation et beaucoup d’organisation pour contourner toutes ces barrières, ces stéréotypes, mais encore une fois, quelle belle aventure !

Il a fallu apprendre de ses erreurs, se faire son petit chemin, se fixer des objectifs, sacrifier du temps et constamment avancer…

– Une anecdote, un conseil ?

Difficile de choisir ! Il faut constamment croire en ses idées, les mener le plus loin possible et se remettre en question pour pouvoir persévérer et continuer d’avancer .

En tant que femmes, nous avons les mêmes capacités et sommes parfois plus créatives que le sexe opposé, alors il suffit juste de se lancer ! Oui, on peut monter sa boite en étant une fille, à seulement 16 ans, en classe de Première Littéraire, et ça, c’est forcément quelque chose que je défends.

– Quelles sont vos attentes concernant le G20 YEA ?

Les contacts, les rencontres, les conseils vont m’être très importants lors de ce G20 YEA et j’espère bien en rapporter avec moi à mon retour en France ! La visibilité que cet incroyable évènement va m’apporter va également m’aider pour faire connaître le projet et avoir des retours afin de constamment l’améliorer.

Team New School

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